La santé dans ma poche !

- Regardez à l'intérieur, vous y trouverez vos réponses -

LES MALADIES DE CIVILISATION


Cette expression est entrée dans les mœurs comme un plongeon qui ne ferait aucune vague. Sans qu’on y prenne garde, sans qu’on ait pris le temps d’y réfléchir. On l’a accepté comme une fatalité.

Maladies de civilisation, c’est à dire maladie de notre mode de vie. 
Mais ne pouvons-nous pas agir sur notre mode de vie justement ?

Pourquoi accepter cette étiquette sans essayer d’y remédier, de changer ?

J’ai une hypothèse. Le problème est que nous ne sommes plus autonomes. Nous nous laissons faire, guidés, dictés, nous subissons. Nous subissons cette société où tout va trop vite, l’abondance est partout, les lobbies ont tout pouvoir. Le but n’est plus de nous nourrir ou de nous soigner mais de nous faire acheter ; acheter coûte que coûte, quitte à créer de nouveaux besoins. Quitte à se servir des neurosciences pour jouer sur les circuits de la récompense, pour happer notre attention, jouer sur notre dépendance au sucre, quitte à entrer dans nos cerveaux pour en prendre chimiquement les commandes.


Et pourtant nous avons le pouvoir de choisir notre mode de vie au jour le jour.

Le choix d’acheter tel produit plutôt qu’un autre, de passer plus de temps en cuisine plutôt que sur un écran, de bouger, de ralentir, d’aller se ressourcer dans une forêt…

Je ne dis pas que ces choix sont faciles mais ils sont accessibles ! Il faut se donner la peine de résister, un peu, pour retrouver notre liberté et notre autonomie. Pour revenir aux commandes de nous-même, ne pas subir.


Les maladies de civilisation telles que le diabète, l'obésité, l’hypertension, le syndrome métabolique, les maladies auto-immunes ou encore les cancers ne sont pas une fatalité. Nous pouvons les éviter ou les inverser en travaillant sur les causes : la sédentarité, les mauvais choix alimentaires, l’omniprésence du sucre, la gestion du stress, les pollutions…


Nos corps nous appartiennent, ne laissons pas des industriels en quête de profit en prendre le contrôle.


Même certaines maladies génétiques ne sont plus une fatalité. Nous le savons depuis que nous avons découvert l’épigénétique. 

Je pense que la situation n’a jamais été aussi critique mais que la solution n’a jamais été si proche.

Les choix des consommateurs de plus en plus réveillés (ou bien éveillés ?) commencent à porter leurs fruits et de nombreuses marques revoient leur composition ou créent des produits plus sains, moins transformés. De plus en plus de circuits courts se mettent en place pour accéder à des produits de saison, cueillis à maturité et cultivés de manière raisonnée et raisonnable.

On n’a jamais autant parlé des médecines naturelles dans la presse et la littérature.
La recherche fait des avancées majeures concernant des traitements naturels comme les probiotiques, les antioxydants ou encore concernant l’épigénétique.
 
 La vie vient de nous envoyer un message. Toutes les personnes à risques dans la crise actuelle ne seraient-elles pas atteintes de maladies de civilisations ? 

Réveillons-nous !! Récupérons notre autonomie et notre liberté de choix pour une meilleure santé !

Villemomble, juin 2020

 
Vous pouvez utiliser le bloc contact si dessous pour me laisser un commentaire, me dire s'il y a des sujets que vous aimeriez que je traite ou me poser une question.

Alice MARIE Naturopathe

L'IMMUNITE

Alice MARIE Naturopathe immunité - blog


Si vous vous intéressez un peu à votre santé, vous avez dû voir fleurir sur les réseaux sociaux et dans vos newsletters ce genre d’allégations : « comment booster son immunité ?», les aliments qui renforcent l’immunité », « 5 méthodes naturelles pour lutter contre le coronavirus »…. Nous avons de plus en plus facilement accès à l’information et c’est très bien; mais sans grille de lecture, on peut vite se sentir perdu et lire des messages qui paraissent contradictoires.

 

Sachez déjà qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il y a surtout votre réponse et l’énergie que vous allez y mettre.

La notion d’énergie est très importante et peut décupler comme rendre inefficace la méthode que vous utiliserez.

Imaginons quelqu’un qui prend 5 compléments alimentaires pour renforcer son immunité parce qu’il suit à la lettre un article trouvé dans un magazine. Par contre il ne change rien à sa façon de s’alimenter, ne fait pas de sport et est très stressé. Imaginez ensuite, une autre personne qui fait uniquement une cure de propolis, mais qui le fait dans le cadre d’une hygiène de vie saine, avec l’apport de fruits et de légumes frais quotidien. Cette même personne s’est remise au sport et met en place des techniques de gestion du stress, comme de la sophrologie ou de la méditation.

La 1ère personne accorde 2 min par jour à sa santé et la seconde peut-être 2h ou 3h en comptant les repas, le sport et ses activités apaisantes. Et c’est cela qui fera la différence. 

Ensuite pour le choix de la cure, c’est en fonction de vous, de votre métabolisme, votre terrain, vos faiblesses et vos forces. Ecoutez votre instinct, commencez déjà par un complément et observez-vous. Et si vous n’êtes pas encore à l’aise et ne savez pas par où commencer, alors prenez rendez-vous avec un Naturopathe pour faire un bilan de vitalité complet et connaitre votre tempérament naturopathique et l’état de votre terrain.

 

Je vous donnerai dans la dernière partie de cet article mes méthodes, compléments et aliments fétiches pour renforcer ou aider le système immunitaire à être au maximum de ses capacités. Mais je vais déjà vous expliquer ce qu’est le système immunitaire, comment il fonctionne et ce qu’il combat.

Encore une fois, l’accès à l’information et la compréhension des fonctionnements physiologiques (en gros notre mode d’emploi) sont pour moi les clés de l’autonomie, de la responsabilisation et donc de l’accès à votre santé.

 

LES MICROBES

Il y a 4 types de « méchants ».
Il s’agit de micro-organismes pathogènes ou agents infectieux. Ils sont nommés antigènes à partir du moment où le système immunitaire les définit comme dangereux, c’est à dire comme appartenant au « non soi ». Dans le cas des allergies, de simples aliments peuvent être des antigènes dans la mesure où l’organisme réagit.

Du plus petit au plus gros nous avons : 

  • Le virus : c’est le plus petit des pathogènes. Il s’agit en fait d’une particule infectieuse qui s’insinue dans une cellule. En effet, le virus n’a pas de cellule donc pas de machinerie cellulaire lui fournissant de l’énergie. Il a besoin de « squatter » une cellule hôte pour utiliser son énergie et se répliquer. Ils sont difficiles à combattre de façon interventionniste car cachés dans nos cellules, mais notre nôtre système immunitaire en vient généralement à bout pour les plus anodins. En allopathie, la prévention est assurée par le vaccin et certains médicaments antiviraux.


  • La bactérie : plus grosse que le virus, c’est un organisme unicellulaire que l’on sait très bien tuer ou empêcher de nuire grâce aux antibiotiques et aux désinfectants (quand elles ne deviennent pas résistantes ou ne construisent pas de biofilms). Le problème est qu’en détruisant ces méchantes bactéries, on détruit également les bonnes. 
    Pensez à toujours faire une cure de probiotiques pendant ou après un traitement antibiotique. Et utilisez les huiles essentielles ou tout simplement du savon pour désinfecter des petites plaies avant de sortir l’artillerie lourde. Mettre du désinfectant sur un petit bobo du quotidien, c’est comme tuer une mouche à l’aide d’un bazooka ! De plus les bactéries savent évoluer pour devenir résistantes. Il faut donc réserver les méthodes plus lourdes pour les urgences au risque qu’elles ne fonctionnent plus le moment venu.


  • Le champignon : il est souvent déjà présent dans notre flore (cutanée, intestinale, génitale…) mais devient pathogène quand il prolifère anormalement. Et il ne prolifère que s’il a la place de le faire ! L’infection par un champignon (mycose) vient donc le plus souvent d’un déséquilibre de la flore en défaveur des bonnes bactéries; comme par exemple, à cause d’une mauvaise alimentation qui appauvrit notre flore ou après un traitement antibiotique. De très nombreuses personnes ont des mycoses après des traitements antibiotiques par voie orale. Une fois traité, il faut donc veiller à rétablir l’eubiose de nos flores si on veut éviter les récidives.


  • Le parasite : ils appartiennent au règne animal et tirent parti de l’hôte qu’ils ont infecté. Ils peuvent vivre en harmonie avec leur hôte ou bien provoquer des lésions, on parlera de parasitose. Des traitements existent en fonction de chaque parasite. Encore une fois ils ne s’installent que si le terrain y est propice.



LE SYSTEME IMMUNITAIRE

On peut le diviser en 2 branches : les défenses non spécifiques ou innées et les défenses spécifiques ou adaptatives.

Je vais essayer de schématiser et de simplifier au maximum. 

A savoir : les remèdes dont on parle le plus souvent, agissent surtout sur les défenses spécifiques alors que celles-ci arrivent en 3ème ligne. Ou bien ils agissent de façon anti-symptomatique pour mieux vivre avec l’infection, ce qui n’est pas sans conséquence (phénomène iatrogène des traitements allopathiques).

Vous l’aurez compris quand le microbe est au niveau des défenses spécifiques, c’est déjà un peu trop tard et il serait intéressant de restaurer nos 1ères lignes de défenses d’abord.

 

1/ L’immunité innée :

Il s’agit donc de nos 1ères et 2èmes lignes de défense. Ces défenses sont dites « innées » car les cellules en œuvre ici n’ont pas été « formées » pour recevoir l’immunocompétence contrairement aux lymphocytes dont on parlera après. Elles sont immédiates et rapides mais dépourvues de mémoire. 
Elles sont plus ou moins efficaces selon les individus et selon notre hygiène de vie, mais elles ne dépendent pas d’un agresseur en particulier, la réponde est toujours la même. On dit qu’elles sont non spécifiques.



Nous avons en première ligne :

  • Les remparts mécaniques : la peau, les muqueuses, le mucus, les poils et les cils des muqueuses respiratoires, la salive, les larmes mais aussi le vomissement ou la diarrhée… 


  • Les remparts chimiques : l’acidité de la peau, les acides gras insaturés du sébum, le suc gastrique très acide, certaines molécules anti microbiennes de la peau et des muqueuses, nos différentes flores…


Pour pénétrer dans notre organisme, un pathogène doit d’abord traverser ces 1ères barrières, il est donc important qu’elles soient en bon état.


Puis vient, toujours dans les défenses innées, une deuxième ligne de défense, si le microbe a pénétré dans l’organisme. Elle fonctionnera avec les défenses spécifiques, qui prendront la relève si nécessaire et dont nous parlerons ensuite.

Il s’agit :

 

  • De tous les globules blancs autre que les lymphocytes et en particulier les macrophages et les neutrophyles, capables de phagocyter les pathogènes quels qu’ils soient, c’est-à-dire les « avaler »  et les digérer afin de les éliminer, et les cellules NK (Natural Killer) en charge de détruire les cellules anormales qui pourraient dégénérer en cancer ou infestées par un virus.

 

  • La fièvre : elle est déclenchée par des substances chimiques pour lutter contre une infection. La température corporelle élevée ralentit la multiplication microbienne, rend les virus inactifs, favorise le processus de réparation de l’organisme et accélère le métabolisme (donc augmente la production d’anticorps, de globules blancs dont les lymphocytes, et amplifie la phagocytose). 
    Le réflexe qui consiste à faite baisser la fièvre coûte que coûte est un mauvais réflexe. La fièvre n’est dangereuse que si elle est monte très vite et très haut pouvant déclencher des convulsions, ce qui reste assez rare. Il est possible de prévenir les convulsions en surveillant régulièrement la température et surtout l’état général de la personne fiévreuse. La plupart du temps laisser faire la fièvre = une maladie qui dure moins longtemps. 
    En naturopathie, une grosse fièvre si elle est courte est synonyme d’une bonne énergie.

 

  • L’inflammation : elle est également non spécifique c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas d’un pathogène en particulier. 
    Elle fait intervenir 4 mécanismes correspondant à 4 symptômes qui ont pour but de réparer une lésion ou de lutter contre un agent pathogène sur une zone spécifique. Chaleur, rougeur, œdème, douleur, c’est-à-dire : afflux de sang par vasodilatation, migration des cellules immunitaires (certains globules blancs) via le plasma sanguin dans les tissus, destruction des pathogènes par phagocytose (ils sont « mangés » par nos macrophages), réparation tissulaire. Bloquer une réaction inflammatoire aiguë mise en place par le corps peut donc être contre-productif. 
    Certaines réactions inflammatoires par contre, sont hors de contrôle dû à un dysfonctionnement du système immunitaire; comme dans le cas des allergies, de l’asthme ou des maladies auto-immunes et doivent donc être maitrisées le temps de travailler sur la cause. Une inflammation chronique de bas grade est également délétère et il est important d'en supprimer la ou les causes en changeant son hygiène de vie.

 

  • Le système du complément, un complexe de plus de 30 protéines qui fait le pont avec l’immunité adaptative. 

 


2/ L’immunité spécifique

Elle fait intervenir les lymphocytes et dépend de la reconnaissance d’un antigène spécifique. Pour fonctionner, cette réponse adaptative a besoin que les globules blancs de la 2ème ligne soient efficaces, car ce sont eux qui vont venir présenter l’antigène une fois phagocyté.

Les lymphocytes sont des globules blancs spécifiques qui reçoivent une « formation », dans le thymus ou dans la moelle osseuse afin de maturer et d'acquérir l'immunocompétence. Chaque lymphocyte est donc formé pour reconnaitre un antigène en particulier.

Ces défenses sont plus tardives car elle sont déclenchées une fois que les macrophages, nos petits globules blancs « mangeurs » leur présentent un morceau du méchant digéré. Les lymphocytes correspondants commencent alors à se multiplier.
La réponse s’amplifie sur la durée et est dotée de mémoire. C’est à dire que la deuxième fois qu’elle rencontre le même antigène, la réponse est cette fois immédiate et très efficace car les anticorps sont déjà présents. C’est le même principe que le vaccin mais de façon naturelle.

Les lymphocytes sont des cellules qui vont se « battre » littéralement contre les cellules infestées par le pathogènes ou contre les bactéries.

Il y a plusieurs sortes de lymphocytes, les B qui déversent des anticorps dans le sang, les T qui vont au contact des cellules infectées ou des bactéries, les T mémoires en vue d’une prochaine infection et les T régulateurs qui vont aider à moduler et à stopper la réaction immunitaire pour ne pas qu’elle s’emballe.
 


3/ Le système immunitaire et l’intestin

80% de notre système immunitaire se trouve dans les intestins, dans ce qu’on appelle les plaques de Peyer. Ce sont des foyers de cellules immunitaires qui repèrent les pathogènes et fabriquent des lymphocytes mémoires. En fonction de notre alimentation et de notre digestion, certaines intolérances peuvent se créer. On les repère grâce à une sorte spécifique d’anticorps, et le système immunitaire peut se retrouver déborder ou épuiser et créer des troubles plus graves comme les allergies ou les maladies auto-immunes. Dans le cas des troubles auto-immuns, le système immunitaire se met à attaquer nos propres cellules.

De plus il a été prouvé que le microbiote travaille en collaboration avec le système immunitaire via des messagers chimiques. Il est donc primordial d’avoir une flore riche et équilibrée.

Le reste du système immunitaire se trouve à des postes stratégiques. Il s’agit de nos amygdales pour la gorge, des végétations pour le nez, de l’appendice vermiforme (responsable de l’appendicite quand elle est enflammée) au début du colon, ainsi que les ganglions lymphatiques disséminés un peu partout le long du système lymphatique où les lymphocytes matures attendent qu’on leur présente un antigène.



4/ L’immunité et le stress

Cette notion est de plus en plus connue et reconnue, je l’ai déjà évoquée dans mon article sur le stress.

Sachez que le stress diminue la réponse immunitaire tout en déversant des molécules pro-inflammatoires. 

Il réduit la taille du thymus, organe en charge de former les lymphocytes T à la reconnaissance d’antigène (l’immunocompétence).

Le stress est également un grand consommateur d’énergie et pourvoyeur d’acidité qui altère notre microbiote et nos tissus en les rendant plus fragile aux attaques. Il favorisent l'inflammation de bas grade qui est néfaste pour tout l'organisme.


 

Maintenant que vous comprenez mieux comment fonctionne notre immunité, voici mes remèdes pour un système immunitaire au top ! Vous serez maintenant, j’espère, en mesure de savoir lesquels il vous faut.

 

 

COMMENT RENFORCER SON SYSTEME IMMUNITAIRE


1/ Les remèdes anti-pathogènes : 

Lorsque l’on sent que l’on est chatouillé par une infection (mal de gorge, ganglions enflammés, brûlure en urinant…) ou bien en prévention pendant une période à risque.

  • L’ail : grâce à ses composés soufrés, c’est un excellent antibiotique naturel. Il combat un très grand nombre de bactéries pathogènes qui ne développent pas de résistance contre lui. Il est également efficace contre certain virus, notamment celui de la grippe.
    De plus l’ail a beaucoup d’autres vertus: lutte contre le cholestérol, fluidifiant sanguin, protecteur cardio-vasculaire… ce qui en fait un véritable « alicament ».
    --> Via l’alimentation (1 gousse par jour) ou en complément alimentaire (respecter la posologie et les contre-indications données par le fabriquant) 

 

  • La propolis : comme tous les produits de la ruche, la propolis à de nombreux bénéfices pour l’organisme. Elle est antimicrobienne, antivirale, anti-inflammatoire et antioxydante. Elle est très efficace pour lutter contre les infections ORL mais aussi l’herpès, la vaginite, verrues…
    --> Existe sous différentes formes et à différentes concentrations en fonction de la problématique : spray, gomme à mâcher, ampoules… 

 

  • Les huiles essentielles : on ne les présente plus. Antivirales, antibactériennes, antifongiques, les stars étant ici le tee trea et la ravinstara. Ou encore le Laurier noble, moins connu mais un très puissant véricide.
    --> 2 gouttes sous la plante des pieds matin et soir pendant l’hiver pour les enfants + sur les avant-bras pour les adultes ou bien en massage sur la gorge ou autour de l’oreille en cas de douleur, ou encore dans une cuillère de miel ou d’huile d’olive pour un mal de gorge, elles font des merveilles.

 

2/ Entretenir nos premières lignes de défenses :

Pour empêcher les pathogènes de s’infiltrer, vous aurez compris qu’il faut soigner notre peau, nos muqueuses, nos différentes flores et sécrétions, contrôler la réponse inflammatoire et avoir suffisamment d’énergie pour faire une bonne fièvre si nécessaire.

  • Les probiotiques : par l’apport de milliards de bactéries « amies », ils aident l’organisme à recomposer une flore en eubiose qui empêchera aux bactéries pathogènes de s’installer. Cette flore permettra de protéger la muqueuse digestive pour éviter une porosité intestinale. Elle permettra également de mieux digérer et dégrader les aliments pour un gain d’énergie et moins de molécules mal digérées, qui pourraient être reconnues en tant que pathogènes.
    De plus la flore travaillant en collaboration avec les cellules immunitaires, la réponse sera aussi plus efficace si un pathogène arrive à s’infiltrer. 
    --> Cure de probiotiques en gélules, en pharmacie ou magasin bio (prêtez attention aux types de souches, leur nombre et à la forme galénique qui doit être gastro-résistante). 
    Ou via l’alimentation, pour l’entretien avec les boissons, légumes et aliments lacto-fermentés.

 

  • Les pré-biotiques : véritable nourriture des bonnes bactéries, ils favorisent la richesse et la diversité positive de notre flore.
    Il s’agit des fibres présentes dans les fruits, les légumes et les céréales complètes ou les légumineuses. Ces molécules (amidons résistants, fructanes, béta-glucanes…) ne sont pas digérées par l’intestin grêle et arrivent donc intactes dans le colon pour nourrir notre microbiote.
    --> Voici des aliments riches en pré-biotiques : les céréales complètes (blé, seigle, orge, avoine etc.) , les légumineuses (haricots, lentilles, pois, fèves, pois chiches etc.), les légumes ( poireau, épinard, asperge, chou vert, betterave, carottes etc.),  les fruits (framboise, pruneau, raison sec etc.), les fruits à coque (amande, noix etc.), les fruits et légumes amidonnés (pomme de terre, topinambour, banane etc.)…

 

  • Les acides gras essentiels : il est primordial d’avoir un bon rapport entre les omégas 3 et 6 qui forment, entre autres, nos membranes cellulaires et donc tous nos tissus. Un bon rapport est gage de la fluidité de nos membranes pour une meilleur résistance aux agressions entre autres.
    Dans notre alimentation nous trouvons aujourd’hui 30 omégas 6 pour 1 oméga 3 alors que le rapport devrait être de 4 pour 1. Un bon bilan lipidique est essentiel au bien-être du système nerveux. Les omégas 3 nous préservent donc du stress, permettent d’avoir des tissus en bonne santé donc des barrières solides, et protègent de l’inflammation de bas grade qui épuise notre système immunitaire etc.  
    --> Limiter votre consommation d’omégas 6 (huile de tournesol, huile de palme, maïs, viande rouge…) et augmenter considérablement votre consommation d’omégas 3 (graines et huile de lin, huile de colza, noix, germe de blé, poissons gras tels que les sardines, saumon, hareng, flétan..)

 

  • La vitamine E : puissant anti-oxydant, elle permet aussi une meilleure efficacité d’un certain type de globules blancs de l’immunité innée (les neutrophiles), tout en empêchant une sur-inflammation notamment dans le cadre des infections pulmonaires chez les personnes âgées.
    --> Veilliez à avoir une alimentation variée et équilibrée. On retrouve la vitamine E dans les graines, oléagineux, céréales complètes ou demi-complètes, les légumineuses, les œufs, la banane…

 

  • Les glycoprotéines : il s’agit de protéines liées à des sucres qui forment des petites antennes sur les parois cellulaires pour une meilleure défense et une meilleure communication cellulaire. La Glycobiologie est une science assez récente. En février 2003, le prestigieux « MIT » (Massachussets Institute of Technology) citait la glyconutrition comme une des 10 technologies émergentes qui allaient changer le monde de demain. Il s’agit de l’étude sur notre organisme de 8 sucres simples essentiels qui doivent être apportés en proportions équilibrées. Le problème est que l’on consomme en excès 2 de ces 8 sucres (le glucose et le galactose) alors que les 6 autres sont en carence (fucose, mannose, xylose, acide N-acetyl-neurimate, N-acetyl-glucosamine, N-acetyl-galactosamine).
    --> Voici une liste non exhaustive d’aliments contenant ces sucres à consommer plus souvent : les algues (ulva, fucus, laminaires), les champignons provenant de milieux naturels (shiitake, reiki),  pectine de fruits, ail, levures, chair de noix de coco, aloe vera, fenugrec, échinacée, d’autres plantes comme les mauves, guimauves, cassis, hibiscus, avoine, orge. Le lait maternel contient 6 de ces sucres essentiels.

 

  • La gestion du stress : abaisser le taux cortisol est primordial pour les personnes régulièrement anxieuses ou en stress chronique. Le cortisol en excès est pourvoyeur de molécules pro-inflammatoires et d’acidité qui vont altérer nos tissus, que ce soit l’estomac, le tube digestif, le réseau veineux et artériel, la peau… De plus les hormones du stress diminuent la réponse immunitaire.
    --> Pratiquer des techniques de relaxation, la cohérence cardiaque, une activité physique qui vous plait… Voir mon article sur la gestion du stress.


  • L’arrêt du tabac : Le tabac altère la muqueuse des voies respiratoires et notamment le tapis mucociliaire censé piéger les pathogènes et les évacuer.
    --> L’hypnose ou les thérapies comportementales donnent de bons résultats si l’on veut se faire aider.


  • L’activité physique : en accélérant le rythme cardiaque, le flux sanguin est augmenté ainsi que le nombre de litres de sang filtrés à la minute. C’est donc plus de déchets et toxines qui son filtrés et éliminés par les reins, le foie, et la peau. L’organisme est moins encrassé, tous les processus physiologiques fonctionnent mieux, les tissus sont moins encrassés et l’on récupère de l’énergie.
    --> Effectuez au moins 30 min d’activité modérée à intense par jour.

 

  • Le sommeil : dormir au moins 7h est primordial pour récupérer et laisser le corps faire la maintenance pendant que l’énergie n’est pas détournée par la digestion, l’activité intellectuelle ou le stress. Le sommeil reste assez mal documenté et recèle encore son lot de mystères. Mais les études prouvent qu’un mauvais sommeil est corrélé avec des prises plus fréquentes d’antifongiques et d’antiparasitaires, et des infestions virales ou bactériennes plus fréquentes. 
    Il a aussi été prouvé que 4h de sommeil en moins, baisse de 30% l’activité des cellules NK, une sorte de lymphocytes en charge de tuer les cellules anormales qui pourraient devenir cancéreuses.
    --> Les troubles du sommeil ne sont pas une fatalité. En recherchant et en travaillant sur les causes (organiques, psychologiques, émotionnelles, absence de rituels préparant au sommeil…) on peut en venir à bout et se passer des médicaments qui ne participent pas à une bonne récupération en altérant les cycles du sommeil. Consulter un naturopathe ou parlez-en à votre médecin traitant et demander à être aiguillé vers des méthodes naturelles (Fleur de Bach, hypnose, huiles essentielles, phytothérapie, réforme alimentaire, luminothérapie, hygiène du sommeil…)

 

 

3/ Agir sur la réponse immunitaire :

Dans le cas où le pathogène a pénétré dans l’organisme, il faut que la réponse adaptative soit efficace et elle dépendra aussi des globules blancs de la réponse innée. Pour cela, l’organisme a besoin d’un certain nombre de nutriments qui ne doivent pas manquer à l’appel sous peine de ne pas bien fonctionner. On peut également faire appel à la phytothérapie, la mycothérapie ou l’oligo-thérapie pour donner un coup de pouce supplémentaire.

 

  • La vitamine D : elle est fabriquée par l’organisme via l’exposition de la peau au soleil et joue énormément de rôles dans l’organisme. Ce qui nous intéresse ici est son action sur l’immunité et de nombreuses recherches ont prouvé qu’une carence en vitamine D était corrélée à des infections virales plus fréquentes et plus longues. D’ailleurs, on parle  « d’infections hivernales » notamment pour la grippe, alors que les virus sont présents toute l’année. En France d’octobre à avril, les rayons du soleil ne sont pas assez puissants pour nous permettre de synthétiser assez de vitamine D.
    Aujourd'hui, plus de la moitié des Français est carencé.
    La vitamine D a également un rôle de modulateur dans la réponse immunitaire et maintenir un taux constant aide à lutter contre les maladies auto-immunes.
    --> A partir d’avril, s’exposer au soleil chaque jour au moins 10 min à 20 min le visage et les avants bras sans crème solaire et en veillant à ce que la peau ne rougisse pas. Pour les peaux les plus fragiles, il faut y aller progressivement bien sûr. A partir d’octobre, veillez à vous complémenter en vitamine D3, 200 UI par jour pour l’entretien si vous n’êtes pas carencé.

 

  • Le zinc : c’est l’un des oligo-éléments les plus importants dans le cadre d’une bonne immunité, en plus d’être un cofacteur essentiel dans la lutte contre l’oxydation.
    Selon différente études, il a été mis en avant plusieurs fonctions du zinc dans l’immunité. Il favorise la multiplication des lymphocytes T permettant de réduire la durée de l’infection. Il diminue aussi l’inflammation chronique qui épuise et dérègle le système immunitaire. 
    --> Dans l’alimentation, on trouve le zinc : dans les fruits de mer (surtout les huitres), le poisson, la levure de bière, les céréales complètes, les oléagineux, certains légumes, les algues et les œufs. 
    ll est également possible de se complémenter en cas de carence avérée (souvent à partir de 60 ans, pour les végétariens ou les personnes souffrant de mauvaise assimilation dans le cadre de maladies inflammatoires de l’intestin), mais attention en excès il peut être toxique. Demander l’avis d'un professionnel. La forme la mieux absorbée est le bisglycinate de zinc.

 

  • Les vitamines A, C, E : des taux insuffisants empêchent la réponse immunitaire d’être effective. La vitamine C aide entre autre à la fabrication des lymphocytes T et B en nombre suffisant. La vitamine E, on l’a vu, stimule l’immunité innée qui va permettre une meilleure efficience de la réponse adaptative par présentation de l’antigène. Enfin la vitamine A va ici stimuler la production d’anticorps par les lymphocytes B.
    --> Privilégiez une alimentation équilibrée, variée, colorée et crue le plus possible pour la vitamine C, car elle est très fragile à la chaleur ainsi qu’a l’air. On la trouve dans les fraises, les agrumes, le cassis, les poivrons, le cresson, le chou de Bruxelles…Pour la vitamine A, manger régulièrement des carottes ou jus de carotte, des patates douces avec la peau, de la citrouille, des épinards mais aussi de temps en temps des abats de dinde ou poulet ou du foie de bœuf.

 

  • La quercétine : c’est le plus puissant des flavonoïdes, un antioxydant donc qui lutte contre le stress oxydatif et qui a donc un plan d’action très large et global dans l’organisme. Un de ces grands rôles ici va être de diminuer l’inflammation chronique et les réactions allergiques qui détournent le système immunitaire de causes plus urgentes. Elle a donc une action globale qui va apaiser le système immunitaire pour qu’il soit bien plus efficace et pointu dans la lutte de vrais pathogènes.
    --> Via l’alimentation végétale, rechercher la couleur ! On trouve la quercétine naturellement en bonne quantité dans les oignons rouges, les pommes, certaines baies (myrtille sauvage, sureau noir, cassis), les brocolis, le chocolat noir, et les noix.
    En complémentation, préférez une forme naturelle évidement et liposomale qui est un gage de bonne assimilation via son enrobage lipidique.


  • Les plantes : La plus connue pour booster l’immunité est l’échinacée (préférez l’astragale pour les plus de 65 ans) à combiner avec le sureau qui va lui booster la réponse innée. L’échinacée permet d’augmenter le nombre de globules blancs circulants et leur capacité à phagocyter pour accélérer l’entrée en jeu de la réponse adaptative.
    --> En cure dès l’apparition des symptômes ou en prévention, les plantes existent sous différentes formes galéniques : teinture mère, tisane ou extrait sec enfermé dans des capsules. 
    On conseille de ne pas prendre l’échinacée dans le cadre des maladies auto-immunes qui ont davantage besoin de moduler ou apaiser le système immunitaire.


  • Reiki, shitake, maitake, pleurotes: riches en béta-glucanes (polysaccharide), ces champignons médicinaux nous apportent, entre autres, les fameux sucres simples dont on manque tant et qui permettent une meilleure communication entre toutes les cellules immunitaires. Utilisés depuis des milliers d’années dans la pharmacopée traditionnelle chinoise, ses champignons sont de véritables petits médecins tellement ils apportent de bienfaits pour l’organisme. Une branche de la phytothérapie leur est dédiée et est en plein essor, c’est la mycothérapie.
    --> Via l’alimentation ou en complément alimentaire, veillez à l’origine et à la culture de ces champignons qui doit être bio absolument. En effet les champignons ont la particularité d’absorber les toxines de leur environnement.


  • Chlorure magnésium : le chlorure de magnésium ou sel de nigari pour sa forme naturelle participe au bon fonctionnement global de l’organisme par sa teneur en oligo-éléments. Dans le cadre d’une bonne immunité, il booste le nombre de globules blancs et leur faculté à phagocyter, tout en combattant la fatigue et en favorisant une bonne élimination des déchets.
    --> Diluer 1 cuillère à soupe de sel de nigari dans 1 litre d’eau et prendre 1 verre de 20 cl matin et soir pendant 3 semaines en prévention. En cas d’infection aiguë, prendre 1 verre toutes les 3 heures le 1er jour, puis 1 verre toutes les 6h les deux jours suivants, puis 1 verre matin et soir pendant 1 à 2 semaines.
    Le chlorure de magnesium peut rendre les sels liquides, il combat d’ailleurs la constipation, adaptez les doses en fonction.


Une bonne immunité repose donc avant tout sur une bonne hygiène de vie. Certains remèdes peuvent aider, mais il s'agit avant tout de travailler sur le terrain via l'alimentation, l'activité, le sommeil et la gestion du stress. Ensuite, en fonction de certaines périodes (grosse fatigue, pic d'épidémies, âge, convalescence, intersaison...), il est parfois nécessaire de prendre quelques compléments car notre alimentation d'aujourd'hui, utilisant des techniques d'industrialisation et de rendements, est bien plus pauvre en vitamines, anti-oxydants et oligo-éléments qu'il y a 50 ans. Nos intestins sont aussi bien plus malmenés par le gluten du blé ou la caséine du lait, qui sont moins digestes qu'autrefois, n'aidant pas à une bonne assimilation. Et dernièrement il y a certains facteurs sur lesquels nous n'avons pas la main, comme la pollution de l'air à l'extérieur comme à l'intérieur, et qui encrassent nos organismes.
Soyez attentifs aux messages que vous envoie votre corps pour repérer ces périodes de faiblesse, et mettez le plus d'énergie possible au service de votre santé.


Villemomble, le 1er mai 2020

 
Vous pouvez utiliser le bloc contact si dessous pour me laisser un commentaire, me dire s'il y a des sujets que vous aimeriez que je traite ou me poser une question.

Alice MARIE Naturopathe

La gestion du stress.

Blog Alice MARIE Naturopathe Gestion du stress

 

Je souhaite vous donner ici 10 techniques de gestion du stress à utiliser dans votre quotidien mais avant cela j'ai besoin de vous expliquer comment notre corps réagit au stress. 

En sachant ce qu’il se passe à l’intérieur, vous serez plus à même de répondre à vos besoins. Cela vous permettra également de comprendre le lien entre le stress et le système immunitaire (Question d’actualité !).

 

Le corps est une machine très complexe et en même temps archaïque.

Notre physiologie n’a pas vraiment évolué depuis l’homo sapiens (et même bien avant pour certaines fonctions du cerveau reptilien). Nos modes de vie, eux, se sont métamorphosés depuis la révolution industrielle et encore plus depuis une cinquantaine d’années. 

 

Il faut savoir que notre corps à seulement 2 façons de réagir à un stress selon qu’il est aigu ou chronique. La réponse au stress est non spécifique, c’est-à-dire qu’elle est toujours la même quel que soit le type de stress.

Et vous pouvez facilement imaginer que nos stress d’aujourd’hui sont bien loin des stress de l’homme préhistorique. Nos stress sont beaucoup plus psychologiques quand pour l’homme préhistorique il était question de vie ou de mort, il devait, face à un stress, fuir, combattre ou résister physiquement et intelligemment pour survivre. 

 

Qu'est-ce que le stress?
Un individu est stressé dès lors qu’il soit s’adapter à un environnement.

La réponse de notre corps à un stress s’appelle donc le syndrome général d’adaptation (Hans Selye 1948) et fait intervenir les systèmes nerveux et endocriniens via des influx nerveux, des neurotransmetteurs et des hormones qui délivrent des messages.

 

Le but de notre physiologie est de toujours s’adapter pour maintenir l’équilibre de nos constantes. On appelle cela l’homéostasie (la température corporelle à 37°, la fréquence cardiaque entre 60 et 100 battements par minute, la pression artérielle aux alentours de 12/8, le Ph sanguin entre 7,32 et 7,38, la glycémie à 1g/l, etc)

Lorsqu’il y a un stress, c’est-à-dire une modification de notre environnement, le corps doit faire face en adaptant, le temps du stress, ses constantes pour « survivre » à tout prix et ensuite revenir à la normale. A tout prix car vous verrez que la survie ne veut pas forcément dire survie en bonne santé. Imaginez que vous êtes suivi(e) par un ours, l’idée est d‘aller au plus urgent, c’est-à-dire courir le plus vite possible et trouver une cachette, le reste on verra après ! Si l'on marche sur un chardon, si l'on se coupe sur une branche ou si on a envie de faire pipi, on ne va pas s’arrêter pour autant !

 

Cette adaptation se compose donc de 2 phases puis d’une 3eme où le corps « capitule » car il n’arrive plus à fournir ce qu’il faut pour maintenir l’équilibre.

 

Je vais détailler ici ces 3 phases et je vous donnerai ensuite des techniques qui peuvent nous aider à mieux gérer nos stress d’aujourd’hui, qui sont finalement loin du danger de vie ou de mort de l’homme préhistorique. Il faut savoir qu’aujourd’hui, notre stress est souvent fabriqué par notre mental, en fonction de nos peurs, de nos croyances limitantes, de nos schémas mentaux…

Le but de ces techniques sera donc d’essayer de ne pas déclencher ces phases ou bien les réduire le plus possible dans le temps.

 

Phase 1 : la phase d’alarme ou la phase « fuite ou combat ».

 

Il s’agit ici d’un stress aigu qui fait intervenir notre système nerveux autonome, le sprinteur.

Celui-ci est composé de 2 branches, l’orthosympathique (le stresseur) et le parasympathique (le calmant) qui fonctionnent en équilibre, si l’un monte, l’autre baisse.

Prenons un exemple, vous devez prendre la parole pour la première fois devant une assemblée.

Cette situation vous stresse, vous fait peur, le cerveau reçoit donc un signal « non spécifique» de danger et déclenche la phase d’alarme « fuite ou combat ». Le système nerveux envoie alors de l’adrénaline et de la noradrénaline aux organes qu’il innerve.

Selon les organes, le message de ces neuromédiateurs sera action ou inaction, dans le but de servir la fuite ou le combat.

Le problème est qu’il ne s’agit ici ni de fuite ni de combat. Vous n’êtes pas réellement en danger et vous n’allez pas vous mettre à courir ou à grimper à un arbre !

 

Sans technique de gestion du stress vous subissez donc les effets de cette stimulation du système nerveux autonome et plus précisément de sa branche orthosympathique.

Vous avez la bouche sèche, les mains moites, le cœur qui bat la chamade…

Voici pourquoi : 

l’adrénaline et la noradrénaline  que l’on appelle les catécholamines vont favoriser l’action du cœur, du cerveau et des muscles pour favoriser la fuite ou le combat, les autres fonctions seront inhibées.

-       Augmentation du tonus musculaire, dilatation des vaisseaux sanguins, votre cœur bat plus vite, vos muscles se gorgent de sang pour être prêts à fonctionner à haute intensité.

-       Augmentation de la fréquence respiratoire et dilatation des bronches car nos muscles ont besoin d’oxygène

-       Dilatation des pupilles pour mieux voir (notre agresseur, une cachette potentielle…)

-       Augmentation de la sécrétion de sueur (mains moites, sueur sous les aisselles, dos)

-       Le sucre stocké dans le foie (appelé glycogène) est transformé en glucose pour être disponible pour les muscles (il se retrouve donc dans votre sang sans être utilisé puisque dans le cas de la conférence vous n’allez pas courir un sprint).

-       Baisse des sécrétions digestives (d’où la bouche sèche, les maux de ventre si on a trop mangé avant le stress ou la vidange des intestins, diarrhée)

 

 

Une fois le « danger » écarté, c’est-à-dire ici, la conférence terminée, le système autonome revient à l’équilibre, la branche parasympathique peut reprendre sa place en face de l’orthosympathique et une phase de récupération se met en place pour retrouver l’homéostasie. Votre salive revient, votre rythme cardiaque se stabilise, le sucre non utilisé subit une transformation pour être restocké en glycogène dans le foie ou bien est stocké sous forme de graisse dans les cellules. Les neuro-transmetteurs doivent être dégradés pour être éliminés.

 

Si ce genre de stress se répète souvent, cela épuise l’organisme et contrarie la glycémie en fatiguant le pancréas et favorisant la création de graisse, à moins d’aller réellement se défouler physiquement avec avoir vécu un stress.

 

 

Phase 2 : la phase de résistance ou la tenue d’un siège.

 

Cette phase correspond à un stress chronique, c’est-à-dire que le danger n’est pas écarté, la phase de récupération ne peut pas se mettre en place, c’est donc le système endocrinien, le coureur de fond, qui prend la relève pour assurer la survie. 

Pour l’homme préhistorique, imaginons que l’ours l’ait délogé de son abri et qu’il doive errer dans la forêt, dans le froid, jusqu’à trouver un nouvel endroit pour établir un campement en sécurité, il doit donc rester aux aguets pour ne pas mourir.

 

L’hormone sécrétée ici est le cortisol, appelée l’hormone du stress, et différents mécanismes se mettent en place pour résister dans le temps. Tenir un siège en temps de guerre n’est pas de tout repos, on ne mange pas à sa faim, on ne se repose pas, on ne prend pas le temps de soigner les petits bobos, bref on ne sait pas trop dans quel était on en sortira, mais on verra ça plus tard. C’est exactement ce qu’il se passe dans cette phase de résistance.

 

Reprenons notre exemple :  la conférence est terminée, la personne rentre au bureau et craint les remontrances de son supérieur, puis le soir à la maison c’est une dispute qui éclate avec son conjoint, la scolarité du plus grand ne se passe pas bien, les devoirs génèrent des conflits. Le lendemain il faut subir les embouteillages pour aller au travail etc etc.

Petit à petit vous perdez votre sommeil, vous prenez du poids ou vous en perdez selon votre métabolisme, vous êtes plus sujets aux infections virales, vous avez des remontées gastriques, des maux d’estomac, d’intestins, des douleurs lombaires, articulaires…

 

Voici pourquoi :

En fait, le corps brûle littéralement tout ce qu’il peut afin de produire de l’énergie utilisable cette fois-ci pour le cerveau afin de tenir le siège.

-       Il utilise le glycogène (sucre stocké dans le foie), les lipides (triglycérides, cholestérol) et les protéines pour produire du sucre disponible pour notre cerveau qui doit trouver des solutions pour résister. Encore une fois tout ce glucose sera ensuite stocké sous forme de graisse dans les cellules adipeuses s’il n’est pas utilisé.

-       Notre organisme est en guerre il va donc sécréter des molécules inflammatoires pour se défendre.

-       Il supprime par contre toutes les molécules anti-inflammatoires car c’est le moment de l’attaque et non de la défense. Il inhibe donc la réponse immunitaire.

-       Il favorise la rétention d’eau et avec pour conséquence une hausse de la pression sanguine.

-       Il marche à plein régime et dépense donc son stock de vitamines, minéraux (le magnésium par ex), oligo-éléments, antioxydants qui sont autant de cofacteurs de ces réactions métaboliques.

 

Toutes ces manifestations sur long terme abîment et épuise notre organisme, fonte musculaire, porosité intestinale, prise de poids, ulcère de l’estomac, maladies cardiovasculaires, dépressions…

 

(Pour ceux qui n’auraient pas fait le rapprochement, la cortisone en médicament est une molécule de synthèse imitant les effets du cortisol ; d’où la rétention d’eau et l’effet anti-inflammatoire, l’action anti-inflammatoire étant l’arrêt de la réponse immunitaire. A la base, une inflammation a pour but de réparer, à l’aide des globules blanc et autres molécules, un tissu lésé ou agressé.

Parfois l’inflammation est disproportionnée, c’est pourquoi votre médecin vous donne de la cortisone, mais attention, il ne faut jamais en prendre sans prescription médicale et si ce n’est pas indispensable. Vous l’aurez compris, la cortisone ne soigne donc pas mais stoppe la réaction inflammatoire de l’organisme le temps du traitement. On devrait donc en parallèle chercher les causes de cette inflammation et la supprimer sinon elle reviendra. )

 

Phase 3 : la phase d’épuisement ou burn out.

 

Au début de la phase d’épuisement, le cortisol est hors de contrôle, il est déversé à haute dose dans l’organisme avec amplification de toutes les problématiques citées plus haut jusqu’à épuisement des stocks.

A ce moment, les glandes surrénales ne produisent plus de cortisol, elles sont épuisées. Nous avons utilisé toutes nos réserves de minéraux, vitamines etc, l’organisme ne peut plus fonctionner normalement.

A savoir que le cortisol au-delà d’être l’hormone du stress, est une hormone indispensable à la vie. Elle est sécrétée, en dehors du stress chronique, selon notre rythme circadien (sécrétion élevée le matin et faible en soirée), c’est donc grâce au cortisol que nous nous levons le matin.

C’est pourquoi lors d’un burn out il est si difficile de se lever et d’effectuer des taches très simple de notre quotidien.

 

Vous savez tout ! Passons à la pratique !

Voici 10 techniques de gestion du stress afin d’éviter le déclenchement de ces phases.

 

1-    Les techniques respiratoires :

Tout d’abord, sachez que la façon la plus simple d’agir sur notre système nerveux autonome (celui qui gère notre homéostasie et qui est indépendant de notre volonté) est la respiration.

Lorsqu’un stress apparait vous savez maintenant que le système nerveux orthosympathique va tirer la sonnette d’alarme « fuite ou combat ». En respirant profondément et efficacement on stimule le parasympathique (son opposé) et l’équilibre revient.

 

Pratiquer 5 à 10 respirations profondes et complètes : 

On se concentre sur la sensation de l’air qui passe dans nos narines afin d’être dans l’instant présent et faire taire le mental.

On inspire par le nez, on gonfle le ventre, puis la cage thoracique jusqu’aux clavicules puis on expire lentement, complètement en laissant faire.

Imaginez une bouteille que l’on remplit, l’eau se dépose d’abord au fond de la bouteille puis monte jusqu’en haut. C’est pareil avec la respiration, on remplit d’abord l’étage inférieur, le ventre, jusqu’aux clavicules et inversement avec l’expiration, d’abord l’espace sous claviculaire et le ventre en dernier.

On recommence l’opération jusqu’à sentir son cœur ralentir, les mains devenir moins moites, la salive revenir.

 

 

2-    La cohérence cardiaque :

Elle peut également faire partie des techniques respiratoires mais elle a un effet direct sur le cœur en augmentant la variabilité des battements pour les faire entrer en cohérence. 
Grâce à un logiciel de biofeedback on peut clairement voir la différence entre un cœur qui bat « normalement » appelé « chaos » et un cœur qui bat en « cohérence » et dont le signal décrit des sinusoïdes. Il a été prouvé qu’en faisant entrer les battements du cœur en cohérence, toutes les autres fonctions métaboliques se normalisaient (fonction cérébrales, tension artérielle, glycémie, équilibre ortho et parasympatique…)

Cette technique est très utile pendant une phase de stress chronique.

 

Tout(e) seul(e) ou accompagné(e) d’une application (calm, RespiRelax+ ou sur youtube) : commencez par prendre 2 respirations lentes et profondes. Placez votre attention sur votre souffle jusqu'au bout de l'expiration et laissez la respiration se déclencher toute seule après une pause de quelques secondes. Continuez à respirer ainsi, lentement mais sans forcer, puis placez votre attention au niveau du cœur. Imaginez que vous respirez à travers votre cœur, vous le baignez d'oxygène frais et revitalisant à l'inspiration et vous le laissez se défaire des déchets dont il n'a plus besoin à l'expiration. Vous allez ressentir petit à petit une sensation de chaleur ou d'expansion au niveau de la poitrine. Encouragez-la et exprimez votre gratitude.
A répéter pendant 5 min, 3 fois par jour ou avant une situation stressante.

 

3-    Le scan corporel :

Un très bon moyen de faire taire le mental et d’être facilement dans l’instant présent.

Il s’agit de scanner tout son corps afin de détendre toutes les tensions. Cette technique peut être pratiquée allongé(e) ou assis(e) dans une position confortable.

Nous allons poser notre conscience sur des parties très précises de notre corps afin de vérifier si elles sont tendues, douloureuses, sensibles, insensibles.

 

Tout d’abord on prend conscience des points de contact entre notre corps et la surface où l’on repose, on respire calmement par le nez.

En partant des pieds, on remonte sur les chevilles, les mollets, les genoux, les hanches, le ventre, la poitrine, on n’oublie pas les mains, les poignets … et ce jusqu’à la tête en passant par les muscles du visage qui sont souvent contractés sans que l'on s'en aperçoive.

Pour plus de facilité au début, on peut utiliser la technique Jacobson qui consiste à contracter et décontracter chacun de nos muscles afin d’être sûr qu’ils soient bien décontractés.

 

 

4-    La méditation de plein conscience :

La pleine conscience ne peut se pratiquer que dans l’instant présent. On y accède par nos sens (le toucher, l’ouïe, la vue, le goût ou l’odorat) c’est-à-dire par notre corps. En posant 100% de notre conscience sur notre corps, sur nos sensations, en l’observant de l’extérieur comme de l’intérieur il ne reste plus d’espace pour le mental et son analyse. Cela fait immédiatement place à un calme, une sérénité très appréciée de ceux qui la pratique.

Les 3 premières techniques permettent déjà de revenir dans l’instant présent, mais pour réellement profiter des bienfaits de la médiation de pleine conscience sur le long terme, il faut s’entrainer à être capable de poser sa conscience à un niveau au-dessus. Avec un peu de pratique on peut se détacher du corps et être capable d’observer ses pensées sans s’identifier à elles, sans les juger.

Ces dernières années beaucoup de recherches ont été faites sur la méditation. Ses bienfaits sur le cerveau et la santé en général sont prouvés scientifiquement pour ceux que cela intéresse !

 

Pour commencer je vous conseille d’utiliser des applications comme petit bambou, mind full attitude ou encore 7mind avant d’être capable de le faire tout(e) seul(e).
Prévoir un créneau fixe, l'idéal serait de pratiquer tous les jours entre 10 et 20 min.
Asseyez-vous sur une chaise, les jambes décroisées, les pieds bien à plat, les mains reposant simplement sur les cuisses. Gardez le dos droit sans s'appuyer au dossier de la chaise et ouvrez au maximum votre champ attentionnel à l'instant présent. Bonne méditation!
 

5-    L’utilisation des huiles essentielles :

Beaucoup d’huiles essentielles sont réputées pour leurs effets calmants et apaisants. Grâce à certaines de leurs molécules, elles agissent directement sur notre système nerveux.

Voici quelques huiles calmantes : lavande, petit grain bigarade, ylang ylang, orange douce, mandarine verte.

 

En olfaction, déposer 1 ou 2 gouttes sur les poignets et respirer profondément par le nez.

En massage, mélanger 2 gouttes d’HE avec un peu d’huile végétale, et masser votre plexus solaire. Faites-le le soir au coucher pour favoriser l’apaisement du système nerveux et un sommeil réparateur.

 

 

6-    Les Fleurs de Bach :

En travaillant sur le ré-équilibrage de nos peurs, de la confiance en soi, de sa capacité à faire face nous pourrons éviter bon nombre de situations stressantes.

 

  • Le mélange rescue, composé de 5 fleurs, à prendre avant ou pendant une situation stressante peut être très utile ponctuellement. Beaucoup de comédiens l’utilisent avant de monter sur scène.
  • Mimulus : vous avez des peurs qui vous empêchent d’avancer et vous souhaitez retrouver le courage d’y faire face. Exemples : peur d’attraper une maladie, peur d’avoir des problèmes financiers, peur du vide, peur de prendre la parole en public, peur de l'avenir… 
  • Red chestnut : vous avez peur pour vos proches (des parents âgés, des enfants, un conjoint malade), cela vous empêche de vivre pleinement et vous aimeriez pouvoir être confiante dans leurs capacités à faire face à leurs propres soucis.
  • White whestnut : vous n’arrivez pas à stopper votre mental, les idées tournent en bouclent, le petit vélo dans la tête élabore des scénarios catastrophes et vous souhaitez récupérer un apaisement mental.
  • Elm : Vous avez l’impression de ne pas réussir à faire face, vous vous sentez surmenez, trop de choses faire, Elm vous aidera à mieux prioriser les tâches et les urgences et vous apportera de la sérénité.

 

 

7-    La visualisation

Comme la méthode Coué, la visualisation est très puissante car le cerveau ne fait pas la différence entre ce qui est réel ou ce qui est imaginé.

Voici une visualisation que j’ai écrite pour renforcer la confiance en son médecin intérieur. 

 

Installez-vous confortablement, allongé(e) ou assis(e), au calme. Vous commencez alors un voyage à l’intérieur de vous-même comme un médecin bienveillant qui va faire sa ronde afin de vérifier que tout va bien.

Votre conscience se pose près de votre cœur, c’est là que commence le voyage. 

Vous montez dans une embarcation qui vous attend à la sortie du cœur où commence l’aorte. Cette artère principale part du cœur pour irriguer tout l’organisme avec de l’oxygène fraichement respiré et des nutriments qui ont été assimilés plus tôt. Vous suivez le flux et vous voyez passer des d’embarcations plus petites que la vôtre avec des chargements divers et variés. De l’oxygène, du glucose, des vitamines, du magnésium, rien ne manque à l’appel et si c’est le cas tout est organisé pour produire ce qu’il faut dans les bonnes quantités. Vous constatez que tout le monde sait exactement ce qu’il doit faire et travaille dans la bonne humeur. Vous continuez votre chemin, au niveau des hanches, vous bifurquez sur l’artère fémorale gauche, les couleurs sont éclatantes, la circulation est fluide et tout à l’air de se passer avec évidence et fluidité comme dans un ballet d’opéra.

Une petite vague, calée sur les battements de votre cœur, fait avancer l’embarcation. Vous croisez de temps en temps une sorte de police locale capable de passer à travers les parois afin d’aller neutraliser des éléments indésirables ou réparer, faire de l’entretien au niveau des tissus. Tout est sous contrôle.

Vous distribuez parfois des sourires ou des remerciements à tous ces acteurs de votre médecine intérieure qui travaillent pour vous.

Il va être temps de rentrer, l’embarcation devient minuscule afin de passer dans les capillaires et ressortir dans le réseau veineux pour remonter au cœur. Ici tout est aussi bien organisé mais ce ne sont plus les mêmes embarcations, il y a d’autres petits taxis qui transportent surtout du CO2 en direction des poumons ou bien d’autres déchets qui retourneront au foie pour être éliminés. Vous ressentez moins la petite vague sous forme d'onde qui vous faisait avancer mais vous passez régulièrement dans des sortes de petites portes qui se referment et empêchent un retour en arrière. Vous remontez doucement au cœur pour finir votre ronde et vous descendez de l’embarcation satisfait et content de ce que vous avez vu.

 

 

8-    Le sport

En Naturopathie on apprend que le muscle est le contre poids du nerf.

Le sport nous permet, en plus de nous défouler, d’éliminer, de faire circuler les liquides…, 
de « nous vider la tête ». Cette expression est très connue car elle est ressentie par tous ceux qui pratiquent un sport régulier. Le sport nous aide à revenir dans notre corps et dans l’instant présent. Nous sommes concentrés sur un objectif ou sur le fait de ne pas se blesser, de sorte qu’il n’y a plus de place pour les soucis.

Il n’y a pas que du mauvais stress et le sport est un très bon exemple de stress positif. Le corps doit s’adapter, les fréquences cardiaques et respiratoires sont plus élevées, le sang circule plus vite, la digestion est mise en stand by comme dans le cas d’un stress aigu sauf qu’ici, le cerveau ne se sent pas en danger et les molécules sécrétées sont les endorphines.…

Les endorphines ont de nombreux effets bénéfiques sur le stress. Elles apportent calme ou euphorie, apaisent la douleur, ont un pouvoir anxiolytique très efficace pour vaincre la dépression et un pouvoir anti-fatigue (plus d’excuse pour sauter votre session de sport du vendredi soir !)

 

Pratiquez un sport régulier et que vous aimez. Cela doit rester un moment de plaisir mais il ne doit pas être trop facile car si l'on s’ennuie, la concentration ne sera pas assez forte et il restera de la place dans votre conscience pour vos soucis.

Le yoga est une très bonne pratique pour apaiser le stress et l’anxiété. La respiration profonde est intégrée à la pratique, c’est donc un 2 en 1 ;-)

 

9- La pratique de l’auto-empathie

Lors d’un moment de stress on prend rarement le temps faire un stop pour se demander :
« de quoi ai-je besoin ? »

Et pourtant. Une colère ou un stress résulte la plupart du temps d’un besoin non assouvi. Un besoin de temps, de calme, de respect, de compréhension, d’encouragement, d'acceptation…

 

Apprenez à repérer ces besoins et à les combler dans la mesure du possible. 

 
Imaginons cette fameuse réunion où vous devez prendre la parole. Prenez un temps pour vous et demandez-vous de quoi vous avez besoin. S'il s'agit de courage ou de réassurance donnez le vous! "je vais y arriver, j'ai bien travaillé et je connais mon sujet".

Et s’il on ne peut pas les combler, par exemple, il n’est pas possible d’obtenir plus de temps car nous sommes déjà en retard pour emmenez les enfants à l'école, donnez-vous de l’empathie et de la compréhension face à ce stress qui survient par manque de temps, soyez indulgent(e) avec vous, la prochaine fois vous vous y prendrez différemment. Le niveau de stress devrait baisser d’un ou plusieurs étages.

 

10- L’expérience optimale

Très efficace pour prévenir le stress chronique, la pratique de l’expérience optimale aussi appelée « état de flow » a été mise en lumière par le psychologue Hongrois Mihály Csíkszentmihályi.

Cette technique de psychologie positive comprend 8 caractéristiques que je vais vous lister et peut être effectuée dans de nombreux domaines comme l’art, le sport, le jeu ou encore le travail et les corvées du quotidien.
Nous avons tous déjà connu cet état de flow sans nous en rendre compte. Il arrive à chaque fois que l'on est absorbé(e) dans une tâche plaisante que l'on maîtrise mais qui demande de la concentration et que l'on a l'impression d'avoir oublié tout ce qu'il se passe autour.
Après un moment comme celui-ci nous sommes heureux et notre soi a fait un pas en avant.

  • La tâche entreprise doit être réalisable mais constitue un défi et exige une aptitude particulière que l'on possède. 
    Imaginons une partie de tennis que l'on jouerait contre un adversaire juste un peu plus fort que nous.
  • Nous sommes concentrés sur ce que l'on fait. 
    Il faut renvoyer la balle, marquer des points et ne pas se blesser.
  • La cible visée est claire. 
    Ici, se frotter à son adversaire et si possible gagner!
  • L'activité en cours fournit une rétroaction immédiate. 
    On sait quand on a marqué.
  • Notre engagement est profond et fait disparaitre toute distraction. 
    A ce moment, plus rien d'autre n'existe.
  • Nous exerçons le contrôle sur nos actions. 
    Personne ne nous dit ou nous impose comment faire.
  • La perception de la durée est altérée.
    La partie peut durer 2h sans que nous nous en rendions compte.
  • La préoccupation de soi disparait, mais, paradoxalement, le sens du soi est renforcé à la suite de l'expérience optimale. 
    Pendant la partie, on se fiche complètement de notre apparence par exemple ou des cris que l'on pousse mais à la fin on se sent bien, plus fort, on a une meilleure image de soi.



En changeant notre regard sur nos activités du quotidien, en nous lançant plus souvent des défis et en cherchant à créer un contexte favorable à ces 8 caractéristiques, nous favoriseront l'expérience de cet état qui nous fait avancer et nous renforce.
                                                               ------------------------ 

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive et il ne s’agit pas de pratiquer toutes ces techniques. Plongez en vous afin de savoir lesquelles vous attirent, lesquelles sont faites pour vous. Attachez-vous aux petits signes, un frisson, une vague dans le ventre, une impression de déjà vu, une image de vous en train de pratiquer cette technique, une intuition de vérité, d’évidence, de cohérence... Soyez à l’affut de ce qui résonne en vous.

 

Villemomble, le 26 mars 2020

 
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Alice MARIE Naturopathe

C'est mon petit doigt qui me l'a dit.

Blog Alice MARIE Naturopathe intro

Ceci est mon 1er article. Je crée ce blog en pleine crise du coronavirus, en pleine introspection donc… ?

J’aimerais partager ici ma vision du monde et plus spécifiquement ma vision de la santé naturelle. Je pourrais aussi l'appeler la santé autonome, la santé individuelle, ou encore la santé responsable.

Je suis Naturopathe, et j’aimerais, par le biais de mes articles, partager ce que j’ai appris, ce que j’ai compris dans ce domaine et peut-être faire bouger quelques lignes à mon niveau.

 

Ce blog s’appelle « la santé dans ma poche ». 

J’ai choisi ce titre afin d’induire l’idée que la santé au naturel est accessible à tous et surtout est accessible en nous. Nous avons toutes et tous les clés en nous pour agir de façon vertueuse, il suffit de les récupérer car certains d’entre nous les ont égarées. Ou plutôt devrais-je dire que nous avons tous des serrures qui nous sont propres et il faut trouver les clés correspondantes.

Il ne sert à rien de chercher partout, d’écouter un tel puis un tel qui dira le contraire du 1er, comme cela arrive tous les jours en ce moment à la télé et sur les réseaux sociaux. C’est le meilleur moyen de se sentir perdu(e).

Vous allez entendre parler de tel remède miracle, de tel médicament, de telle fake news, sans savoir qui dit vrai. Il faut donc dans un 1er temps prendre du recul, récupérer son libre arbitre et son intuition. Il faut s’informer, se renseigner et s’écouter ! Savoir sentir qu’elles sont NOS clés et pas celles du voisin.

 

L’homme existe depuis 300 000 ans, les scientifiques, la médecine moderne depuis quoi, quelques centaines d’années ? Chercher l’erreur. 

Comment l’homme a-t-il fait pour en arriver jusque-là sans la science ?

Hier, j’apprenais aux infos que le coronavirus n’était pas égal d’un pays à l’autre concernant le taux de mortalité. Par ex l’Italie était plus mal lotie que nous et l’Allemagne s’en sortait mieux. Et ce matin je me suis fait la remarque, n’est-ce pas la preuve qu’un changement dans notre rapport à la santé serait salutaire ? Après tout là-bas, en Allemagne, la Naturopathie est reconnue et très pratiquée. Une lueur d’espoir…

 

En France la sécurité sociale est une très bonne chose à la base car elle permet que tout le monde ait accès, de la même façon ou presque, aux soins mais cela nous a rendu feignants et dépendants.

La France est le pays qui consomme le plus d’antidépresseurs, d’anxiolytiques, de somnifères au monde !! Nous ne sommes pas forcément plus déprimés que les autres mais lorsqu’on ne se sent pas bien, on va chez son médecin traitant, il nous donne une ordonnance avec des médicaments à prendre et tout est remboursé. Rien de plus simple !!! Pourquoi se priver !? 

Seulement les médicaments ne sont pas anodins, ils bousculent et contredisent notre chimie interne, ils provoquent de nombreux effets secondaires, ils créent des dépendances. Et dans tout ça, a-t-on soigné la dépression, le mal être ? Non, nous avons juste essayé d’endormir le problème, de mettre un tissu par-dessus.

Petit à petit nous nous sommes laissés enfermer dans cette facilité et dans l’acceptation qu’on ne doit pas laisser des symptômes nous stopper. On veut les faire taire le plus vite possible sans même prendre deux secondes pour nous demander ce que « le mal a dit » ?

 

En Naturopathie nous voyons les choses autrement et la bonne nouvelle c’est qu’il ne s’agit que de bon sens, vous le comprendrez j’espère au fil de mes articles.

 

La Naturopathie est une médecine traditionnelle comme la médecine chinoise ou l’Ayurvéda, c’est donc une médecine qui a fait ses preuves - pas de façon scientifique mais de façon empirique. 

On sait ce qui marche car on l’a vu de nos yeux, on l’a expérimenté, on l’a transmis, on le sait et c’est tout. 

Un très bon exemple d’un monde qui marche sur la tête, est ce qu’il s’est passé il y a quelques mois avec l’homéopathie. 

Sous prétexte que les scientifiques n’arrivent pas à le prouver, ils considèrent que ça ne fonctionne pas, or des millions de personnes l’utilisent et voient tous les jours ses effets. Donc il faudrait se priver d’une façon de se soigner simple et sans effets secondaires sous prétexte que nous n’arrivons pas à le prouver scientifiquement !? (et il ne s’agit pas que de remboursement par la sécurité sociale car certaines facultés ont déjà fermé leur branche d’enseignement homéopathique).

Pourquoi avoir besoin d’une preuve scientifique si on a vu sur nous ou sur nos proches que cela fonctionne, n’est-ce pas la plus infaillible des preuves ? Cette façon d’attendre une confirmation scientifique ne fait que semer le doute sur nos ressentis, nos intuitions, et nier la façon dont a fonctionné le monde pendant des millénaires, depuis la nuit des temps. 

 

La médecine allopathique ne croit que ce qu’elle voit et surtout ce qu’elle peut vérifier et reproduire, mais la vie n’est pas une suite de O et de 1, la vie est imprévisible, filante, mouvante, unique et nous ne pouvons la forcer à se reproduire à l’identique. 

Faudrait-il supprimer la vie afin de pouvoir tout maîtriser ?

 

Pour faire de la santé au naturel il faut commencer par se refaire confiance, s’écouter, retourner dans son corps là où sont les réponses. Nos sociétés modernes nous ont fait élire domicile dans nos têtes.

Notre cerveau est une remarquable machine à régler des problèmes, il cherche donc les problèmes. Et si on le laisse faire il n’a de cesse de nous montrer un avenir potentiellement semé d’embuches ou un passé plein d’erreurs. 

La santé se passe au moment présent et les symptômes sont des messages. Ils se ressentent dans notre corps dans l’instant présent et il n’y a qu’une façon de les écouter, mettre notre conscience dessus en faisant taire notre mental. Le moment présent n’existe pas pour le mental, il n’existe que pour notre corps.

Une fois le message écouté on peut se servir de notre cerveau pour analyser et trouver des solutions, des stratégies mais la réponse, notre besoin sera toujours en nous et non à l’extérieur.

 

Si nous continuons ainsi, l’évolution nous prédit de devenir des têtes connectées à des écrans !! Pourquoi avoir un corps si on ne s’en sert pas, si on le nie en permanence ?

Quand je vois les trottinettes électriques, les hoverboards, ou autres engins électriques… à quoi vont nous servir nos jambes demain ?

Les connexions neuronales nécessaires à notre posture debout, dont les capteurs sont sous les pieds, sont de moins en moins sollicitées. Avec nos routes goudronnées et nos chaussures ultra perfectionnées elles ont déjà diminué, mais si l’on continue ainsi, elles sont vouées à disparaître.

 

 

Heureusement, une partie de la population résiste très fort et prend ses jambes à son coup pour retourner auprès de la nature ou au moins la respecter, pour se reconnecter aux besoins physiologiques primaires. Il n’y a jamais eu autant de cadres en reconversion professionnelle ou de jeunes sortis des grandes écoles qui fuient les entreprises et cherchent la déconnexion pour plus de connexion.

 

L’idée de cet article n’est pas de dresser un tableau noir de la situation mais plutôt de redonner espoir en faisant prendre conscience de la nécessité de récupérer les clés de notre santé, et ce de façon très simple, en vivant ici et maintenant, en se reconnectant à nos sens qui sont le pont entre notre corps et l’instant présent.

Comprendre qu’il s’agit donc de vous et pas forcément des conseils que je vous donnerai ici. Ne suivez pas à la lettre tout ce que je vais écrire dans ce blog, il s’agit de ma vision des choses, elle peut être différente de la vôtre, je peux aussi me tromper. J’écrirai sans doute des choses avec lesquelles je ne serai plus d’accord dans quelques années car j’aurai fait évoluer ma pensée.

Essayez juste de savoir si ce que je dis résonne en vous à l’instant T, si cela éveille de la curiosité, des sentiments qui mettraient en lumière des besoins qu’il vous faudra assouvir pour continuer votre chemin.

Lisez, cherchez et surtout ressentez. Le deuxième temps est de comprendre les besoins reliés à vos sentiments, sensations, puis de trouver des stratégies pour les combler. Les stratégies feront partie de conseils que je pourrai donner sur ce blog mais il faudra avant tout que vous ayez découvert vos propres besoins via vos sentiments qui seront autant de messages à ouvrir et écouter. 

Ne vous inquiétez pas avec un peu d’expérience vous saurez ! Faites-vous confiance.

 

 Villemomble, 17 mars 2020

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Alice MARIE Naturopathe